Sujet de thèse :
L'isotopie de l'oxygène contenu dans un minéral carbonaté reflète à la fois la température et le processus responsable de sa formation, ainsi que la composition isotopique de l'eau dans laquelle le minéral s'est cristallisé. C'est pourquoi l'oxygène-18 des carbonates naturels fournit des informations capitales sur l'histoire et le fonctionnement des environnements terrestres, mais ces informations restent souvent difficiles à interpréter quantitativement en l'absence de contraintes supplémentaires permettant de déconvoluer les effets respectifs de la température, de l'eau d'origine et des déséquilibres isotopiques. Dans ce contexte, une des réponses possibles est de mesurer également l'oxygène-17 de ces carbonates (« isotopie triple de l'oxygènee »), à l'aide d'approches analytiques originales. La thèse aura pour objectif de caractériser d'une part la variabilité naturelle moderne de l'oxygène-17 des eaux marines, des eaux fluviales et des eaux de fonte de glacier, et d'autre part les lois de fractionnement qui relient l'isotopie triple de différents types de carbonates à celle de leurs eaux d'origine. Ce travail ciblera des échantillons d'eaux modernes et divers types de (bio)carbonates aux conditions de formation connues a priori, et reposera sur une instrumentation unique au monde (spectrométrie laser VCOF-CRDS) offrant d'excelllentes performances analytiques.
Compétences et qualités requises : Travail collaboratif - Capacité à réaliser un excellent travail analytique - Respect des règles de sécurité expérimentales - Organisation, rigueur et traçabilité des expériences - Soin et précision de l'échantillonnage - Bonne documentation du travail effectué - Capacité à se former aux outils mathématiques et informatiques nécessaires (Python en particulier) - Aptitude pour la synthèse (veille bibliographie, résultats d’analyses) et le partage de résultats à l'oral comme à l'écrit - Rigueur intellectuelle et clarté de l'expression écrite - Bonne maîtrise de la langue anglaise.
Contexte :
La thèse aura lieu au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), qui est une unité mixte de recherche (UMR 8212) du Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives (CEA), du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines (UVSQ), localisée sur le site CEA de l’Orme des Merisiers sur le campus de l’université Paris-Saclay. Il fait partie de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL). Le LSCE, qui regroupe plus de 350 chercheurs, doctorants, ingénieurs, techniciens et personnels administratifs, étudie les mécanismes passés, présents et futurs de l'évolution du climat et de l'environnement externe de la Terre, à l’aide d’observations et d’exercices de modélisation.
Le doctorant ou la doctorante sera accueilli dans l’équipe Paléocéan dont une des spécialités est la mise au point de nouveaux traceurs paléocli
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